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Le wu xia pian, était fondé exclusivement sur des personnages
féminins jusqu'au milieu des années 70, "Zu, les guerriers de
la montagne magique", et "chinese ghost story" en sont les
exemples les plus internationalement connu.
Il à fallut attendre 1977 avec un film de John Woo : "Last Hurrah for Chivalery" pour voir apparaître des personnages masculins dans les rôles principaux ; la transition s'est faite d'ailleurs par des personnages non dénués d'homosexualité. Ce réalisateur d'ailleurs à reformaté le wu xia pan, en remplaçant les sabres et les combats acrobatiques en introduisant les armes a feu et des scènes d'actions chorégraphié, et un montage très novateur au niveau technique (essentiellement dans les films montés par David Wu, ou Christian Wagner, cela n'étant pas probant dans chez les autres monteurs). Au cours des années 70 nous avons donc vu une mutation du Wu xia pian, transfert des personnages principaux féminins vers des personnages masculins homosexuel, vers des personnages masculins hétérosexuels (the killer) ou asexué. |
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La sexualité du chevalier est cruciale dans
la teneur dramaturgique du récit.
En effet, sa non-sexualité lui permet de remplir
sa tache avec plus ou moins de réussite (cf. : Perceval,
dans la quête du Graal, réussi par rapport à Lancelot).
Patrick Leung explore cette sexualité au travers de son œuvre, il confie une sexualité à ses personnages féminins, ce qui les mènent vers les échecs et ont donc besoin d'être aidés par un prétendant célibataire cf. : Beyond Hypotermia. Dans "the Killer" le héros incarné par Chow Yun Fat, tombe amoureux et périt. Dans "the Blade" de Tsui Hark, le héros refuse l'amour après avoir perdu un bras en voulant sauver la femme qu'il aime, afin de mieux venger son père. |
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"The Blade" est un tournant important dans le Wu-xia-Pian
moderne car il apporte beaucoup de profondeur psychologique
au personnage ainsi qu'un scénario avec plus de ressort
dramaturgique.
La vengeance de "Ding on" (le personnage manchot), est relayé au second plan, son parcours initiatique, et sa quête de spiritualité (déchiré entre la christiannisme de son père et le bouddhisme de son beau-père) eux sont le fondement du film. La question du "champs de l'emprise" permet au film de jouer sur un terrain plus profond. Les personnages du Wu-xia-Pian deviennent de plus en plus Shakespeariens, parfois non décisionnaire comme l'était le personnage d'Hamlet. Exit les combats aériens, les sabres et les personnages féminins, le wu-xia-pian moderne devient un genre proche du film noir ; polar sombre, personnage masculin principalement. Les pistolets crachent des flammes, mais l'honneur et le respect des innocents et de ses adversaires restes eux bien présent, cf. : "the killer". |
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Nous avons maintenant des gardes du corps, des policiers,
des tueurs à gages incorruptibles, respectant certaines valeurs
vieillissantes, confrontés à une lutte de génération.
Les jeunes sont sans scrupule, sans règle ou bien alors
ils en créent d'autres et deviennent des héros : racket,
viol, trahisons et lynchages deviennent alors les règles,
le principe devient alors qu'il n'y a plus de règle.
Le climat de la rétrocession met cette "anarchie" en exergue (cf. : "young and dangerous"). Les héros historiques comme Wong Fei-Hung, où le chevalier manchot, deviennent des personnages de BD, de jeux vidéo (Black Mask/ Young and dangerous/ Storm Riders). |
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C'est d'ailleurs Andrew Lau, un jeune réalisateur qui
amènera la production du wu-xia-pian dans ces derniers
retranchements au cours des années 90. Il créera alors
un cinéma de moins en moins chinois et de plus en plus
proche des "blockbusters" américains.
Des films ou les chevaliers sont devenu des jeunes délinquants irresponsables : "Legend of speed", ou bien de jeunes apprentis chevalier irresponsables "A Man Called Hero". Ce dernier film boucle le cercle. Le chevalier "Hero Chua", et oui " il s'appelle Hero" devient un héros de l'émigration chinoise au USA au début du siècle en subissant un parcours de rédemption, et de privation. Pour finir par se battre sur la "statue de la liberté" (crée en image de synthèse, donc pleine de symbolisme) avec un maître Japonais qui s'est aveuglé, et tué toute sa famille, " afin de ne pas avoir a respecté une tradition chevaleresque". |
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